Voyager en tout inclus, ce n’est pas partir à la conquête d’itinéraires aventuriers ou courir d’un monument à l’autre. Longtemps, j’ai porté un préjugé envers ce type de voyage. Mais parfois, le besoin de se déposer est plus important que l’aventure. Accepter de mettre sur pause les obligations, la charge mentale, les « qu’est-ce qu’on mange ce soir? » et les « il faut se dépêcher ». C’est une bulle, un espace suspendu où le temps prend une autre couleur.  Et ça se prend bien. 


Dès la sortie de l’avion, l’air chaud et salin nous a enveloppé. Et un peu assommé, pour être honnête! Les palmiers se balançaient au vent, et déjà, le quotidien était loin derrière. En arrivant à l’hôtel, la chambre est devenue notre petit cocon, tout simple mais suffisant.


Les journées se sont mises à suivre un rythme répétitif et rassurant. Pas d’alarmes, pas de listes, pas d’horaires précis. Juste le plaisir de se réveiller avec le soleil, de déjeuner à la chaleur, de choisir entre une piscine calme ou animée… ou encore la plage tranquille.


Certains détails se sont imprimés plus fort que d’autres : le goût sucré de la mangue fraîche, le son régulier des vagues d’une mer légèrement agitée, le sable qui s’accumule entre les orteils, les éclats de rire de ma fille qui résonnaient chaque jour. Et surtout, les nombreux petits moments de complicité en famille, qui se vivent pleinement quand le reste du monde est mis sur pause.

Voyager avec un enfant autiste, c’est une aventure différente. Elle demande planification, prévisibilité, points de repère, patience et compréhension. Avec le soleil trop chaud, le sable trop sablonneux, l’eau trop mouillée, chaque expérience sensorielle pouvait basculer de la joie au cauchemar en un instant. Le bruit était tolérable le matin, mais devenait insupportable en fin de journée avec la fatigue. Le sable était amusant, jusqu’à ce qu’il soit « trop ». C’est normal. C’est notre réalité.

La nourriture aussi devait rester dans la zone des « safe food »… pâtes au beurre, filets de poulet, légumes connus. Rien de plus, rien de moins. Et c’était parfait comme ça.

Avec des attentes réalistes, le plaisir trouve toujours sa place. Il suffit de se laisser porter par la vague du jour, d’accepter que chaque moment ait sa couleur.

Ce voyage n’était pas une aventure au sens classique, mais il m’a offert autre chose, un souffle peut-être? La chance de relâcher mes épaules, d’arrêter d’anticiper, de goûter à la simplicité d’une vie rythmée par le soleil et la mer.

À propos

Vanessa, 36 ans. Passionnée par la beauté et ce qui l’entoure.

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