Août est un magnifique et terrible mois. C’est le début de la fin, tout en étant très chaud et collant, la plupart du temps. C’est le dernier acte, le mois avant la rentrée. Et même si on ne veut pas y penser, il y a des signes.
J’ai l’anxiété estivale très forte, je l’avoue. C’est si court qu’inévitablement, j’aurai l’impression de ne pas en avoir profité assez. Pas pour faire de belles et grandes affaires. Juste récolter mes concombres, sentir le vent chaud sur mon visage et me plaindre des maudits scarabées japonais.
Est-ce parce que c’est trop court? Ou simplement parce que je n’ai pas bien maitrisé l’art du moment présent, pourtant si bien étudié en thérapie? Qui sait!
Une chose est certaine, après la rédaction de cet article, aux chants des cigales, je retournerai cueillir mes belles tomates cerises.
Le temps d’une couleur


Qui dit changement de saison dit aussi changement de garde-robe. Pas tout de suite, on a encore presque deux mois de beaux temps à venir. Mais en tant que passionnée de la fripe, j’aime regarder les nouveautés ici et là. Et la mode d’automne a tout pour plaire. Couleurs riches, textures, superposition, il y a de quoi s’amuser.
J’ai répertorié une tendance que j’apprécie, celle du marron chocolaté. Ou cafeiné, comme vous voulez. Ce n’est pas une couleur que je porte beaucoup, et pourtant! Cette teinte chaude est flatteuse à la fois avec mon teint et mes cheveux.
J’ai aperçu ce pantalon, ce haut qui sera magnifique avec un jeans, tout simplement, ce cardigan et ces escarpins à petits pois. On voit aussi du marron chez Anthropologie! Coup de cœur pour cette jupe aussi, mais qui est plus beige rosé que marron.

Le temps d’un souvenir
En écrivant, plus haut, sur la rentrée qui s’annonce, je replonge en enfance.
J’ai toujours eu (et j’ai encore) une passion pour la papeterie. L’art du papier, des carnets, et les crayons de toutes sortes. Les duotang (quel nom moche), les cartables, les gommes à effacer… Le bonheur de rayer les articles sur la liste… ou l’angoisse de ne pas avoir la moindre idée de ce que signifiait l’étrange note en bas.
Aujourd’hui encore, j’achète avec le même enthousiasme des articles de papeterie fine. C’est une passion viscérale. Et l’odeur du papier… ah! Bonheur sensoriel garanti.
Le temps d’une réflexion
Pour alléger mon esprit, il faut que mes mains et ma tête travaillent ensemble. Lire, par exemple, ne me détend pas vraiment. Quand je traverse une période anxieuse (ce qui arrive assez souvent), ma concentration se dissout au bout de quelques lignes. C’est frustrant.
Par contre, dès que mes mains s’activent, quelque chose en moi s’apaise. Ces temps-ci, c’est la couture qui m’accompagne. Je couds des vêtements pour ma fille… qu’elle refusera probablement de porter, sauf peut-être les robes. Mais peu importe, le simple geste de couper et assembler… me recoud doucement moi aussi.

Alors, j’essaie de me rappeler que ce n’est pas grave si je ne lis pas tous les livres, si je ne profite pas de chaque journée comme les influenceuses d’Instagram. Ce qui compte, ce sont les petits moments : les jeux d’eau en famille, les repas partagés, mes tissus colorés, mes tomates qui rougissent. Peut-être que c’est ça, mon art du moment présent : accepter que mes mains me ramènent doucement à moi-même, une robe à la fois, un geste à la fois.
Et puis, au fond, rien ne presse… nos vacances ne font que commencer début septembre. Quand tout le monde reprendra la routine, nous, on aura encore un peu d’été à cueillir.



Laisser un commentaire