Je repense à mes étés. Ils n’étaient pas remplis d’activités organisées ni de voyages. Les journées étaient plutôt remplies de vélo, du matin au soir, de capture de grenouilles et de sauterelles pour bien les nourrir. Mon taux de survie n’était pas excellent… n’appelez pas la protection de la faune, s’il vous plaît.

J’ai pourtant plein de souvenirs… et même des cicatrices sur les coudes et les genoux. J’étais une petite casse-cou à vélo, pouvez-vous y croire, derrière mes airs sages?

Je me souviens des mûres cueillies dans notre boisé, des fraises sauvages en bordure de route, des sons des nuits estivales, des renards croisés à vélo. Aussi de nos parties de miniputt avec ma grand-maman, des petites terrasses de crémerie, des jeux d’eau branchés au boyau d’arrosage, et de mes séances de balançoire avec mon frère, tout au fond de notre grand terrain.

Petite Vanessa avec son grand frère. Coup de cœur pour les chaussettes citrons et le look en général.

Avec ma fille, encore jeune bien sûr, je mise sur les petits moments aussi. Nos petits blocs de deux heures au zoo (vive l’abonnement!) avec la piscine à vagues, les machines à capsules que tu adores tant, les raies toutes douces que tu nourris du bout des doigts, et le monorail que nous pouvons faire à répétition.

Nos visites dans les jeux d’eau, nos petites terrasses au dîner, les balades dans les parcs! Toi qui pourrais te balancer pendant des heures.

Et les piscines! Toi qui refuses de mettre ta tête sous l’eau… comme moi, encore aujourd’hui.

Je repense à mes étés avec une douce nostalgie. Je me souviens encore des lieux avec précision, des sons, des odeurs.

J’aimerais avoir plus d’images, des vidéos comme les enfants d’aujourd’hui ont… mais tout est encore là, bien vivant dans mes pensées.

Et peut-être que, justement, le fait de ne pas tout avoir enregistré rend ces souvenirs encore plus magiques. Ils sont colorés de cet éclat un peu flou, candide et lumineux, propre à l’enfance.

Et pour ma fille… bien qu’elle aura mille photos, des vidéos, des capsules de moments, je reste convaincue que ses souvenirs les plus précieux ne viendront pas seulement de là. Ils pousseront dans son regard, à elle. Dans ce qu’elle aura ressenti, aimé, attendu, inventé… Parce que l’été est vécu comme une parenthèse.

Et toi, tes étés étaient de quelle couleur?

À propos

Vanessa, 36 ans. Passionnée par la beauté et ce qui l’entoure.

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