Le 2 avril est la Journée mondiale de la sensibilisation à l’autisme. Cette journée sert à informer le public sur ce qu’est l’autisme, comment l’autisme se manifeste. C’est bien, mais ce n’est pas assez! C’est pourquoi plusieurs autistes ou proches d’autistes prônent plutôt l’acceptation.
Accepter l’autisme, c’est aller plus loin que la simple prise de conscience. C’est reconnaître que les autistes ont leur place dans la société, avec leurs particularités, sans chercher à les rendre plus conformes aux normes neurotypiques. Comment? En adaptant notre monde pour qu’il soit plus inclusif, avec des aménagements à l’école ou au travail, en respectant les besoins sensoriels et surtout, en écoutant les autistes.
Un aspect important de cette acceptation concerne l’accès au diagnostic. Il est essentiel de reconnaître que certaines personnes (femmes, personnes issues de divers horizons culturels, communautés LGBTQ et autres minorités) rencontrent souvent des obstacles dans l’obtention d’un diagnostic approprié. Des biais liés aux stéréotypes et à des critères d’évaluation inadaptés peuvent retarder la reconnaissance et l’accompagnement dont elles ont besoins. Cette réalité souligne l’urgence de promouvoir une approche plus inclusive, afin que chacun puisse bénéficier du soutien adapté à ses besoins.
Pour faire simple, je perçois la sensibilisation comme étant: l’autisme existe.
L’acceptation, quant à elle, dit: les personnes autistes ont de la valeur telles qu’elles sont et nous devons créer un monde où elles peuvent s’épanouir.
Arrêtons de voir l’autisme uniquement sous l’angle des défis et commençons à voir les forces et les contributions des personnes autistes. Reconnaissons la diversité des profils autistiques, qu’il s’agisse de personnes ayant des besoins plus importants ou d’autres évoluant de manière plus autonome. Permettons-leur d’avoir un soutien qui valorise leurs forces et répond à leurs besoins spécifiques.
En somme, ne plus parler de l’autisme sans les autistes, mais avec eux.




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