Je connais peu la culture autochtone. En général, pas que la littérature. Mon ignorance n’a pas de mauvaises intentions. C’est plutôt un « je ne sais pas par où, par quoi commencer ». Rarement, nous entendons, dans les médias, parler des différentes communautés. Je veux dire, autrement que lorsque quelque chose de tragique arrive. Ou qu’un documentaire parle de statistiques peu reluisantes, sans même essayer de comprendre ce qu’il y a derrière les chiffres. Et quand nous en entendons parler dans notre entourage, c’est rarement de façon positive.

Dans ce livre présenté comme une longue lettre, l’autrice s’adresse à Julie (Shuni), une jeune Québécoise venue dans sa communauté pour aider les Innus. Mais elle s’adresse aussi à nous tous, au final. Naomi Fontaine parle de modernité, comme des traditions à travers des histoires et des anecdotes. Le ton est poétique, c’est plein d’amour malgré la lourdeur apparente de certains sujets. C’est humain. C’est sensible. Jamais elle ne prétend être la voix des Innus, mais on referme le bouquin en ayant l’impression d’en savoir un peu plus, humainement.

Ce livre est une merveilleuse incursion pour quiconque a envie d’en apprendre plus. Plus que dans une panoplie d’articles truffés de statistiques. Ou quiconque qui a tout simplement envie de se plonger dans un livre magnifiquement bien écrit, d’une belle plume directe.

Comme l’écrit si bien Naomi Fontaine, la vie est un cercle où tout recommence.

Ce qu’il y a de rassurant avec le cercle, c’est qu’on peut revenir au même endroit autant de fois qu’on en a besoin. Reprendre le cours de ses études, un travail trop exigeant, une relation brisée. Revenir et être persuadé que cette lune-ci sera la bonne.

À propos

Vanessa, 36 ans. Passionnée par la beauté et ce qui l’entoure.

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