S’accorder le droit de ralentir. Essentiel, mais pas toujours évident! Au premier trimestre, comme nous étions tous confinés, le ralentissement fut tout naturel. Il y avait une perte de repères, de vie sociale et un lot d’insécurités, mais j’étais épuisée. Je m’étais donc accordée le repos nécessaire, sans trop de culpabilité, puisqu’en toute franchise… Qu’est-ce qu’il y avait à faire, de toute façon?

Maintenant, alors que je vois la ligne d’arrivée, ce n’est pas aussi facile de m’accorder ce répit. Parce que je mêle parfois ma propre valeur à mon niveau de productivité. J’ai besoin de cocher des trucs sur ma to-do list. Avoir cette satisfaction addictive, qui peut être positive aussi, à accomplir un objectif, un but. Cela devient malsain lorsque la culpabilité embarque. Quand je commence à me juger et perdre mon estime parce que, pour une raison quelconque, j’arrive à peine à fonctionner cette journée-là. Pour être franche, ce qui se cache derrière ma peur de ne pas en faire assez, c’est la peur de ne pas être assez. L’histoire de ma vie!

Avec la grossesse, je ne voulais pas me donner une date précise d’arrêt. Tout simplement parce que je voulais y aller au feeling. Et c’est ce que je fais encore, à 36 semaines. Les journées sont plus courtes et il y en a où je suis complètement off. J’alterne le travail au bureau et à la maison, en télétravail. C’est probablement ce que je ferai, jusqu’à l’accouchement. Les séances sont maintenant un peu plus difficiles à réaliser, puisque je dois souvent me pencher. Et le travail de retouches, quant à lui, n’est pas si évident puisque j’ai de la difficulté à rester assise dans la même position longtemps! Bref, j’écoute mon corps, ce qui n’est pas si facile! La tête me dit souvent que je suis capable d’en faire encore plus… Mais c’est le corps qui a le dernier mot!

Ralentir, ça veut aussi dire déléguer, demander de l’aide. Pour une fille qui martelait, alors qu’elle était haute comme trois pommes: Moi toute seule, moi capable…. Le challenge est là! J’ai changé et évolué, mais à ce niveau? Pas tant! J’y vais alors une journée à la fois et je me rappelle qu’il est toujours plus difficile de faire preuve de compassion avec soi même qu’avec les autres, mais cela ne veut pas dire que nous ne pouvons pas améliorer cet aspect de notre personnalité.

Je vous laisse avec une petite séance improvisée sous la magnifique lumière d’automne. Un véritable coup de coeur pour ces images, que je regarderai certainement avec beaucoup d’amour quand je serai plus vieille.

Par Pascal Rameux, évidemment! 😉

Je porte une robe de la marque Seraphine, ainsi que le rouge à lèvres Transform de Rare Beauty.

À propos

Vanessa, 36 ans. Passionnée par la beauté et ce qui l’entoure.

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