La grossesse amène son lot de changements. Je ne vous apprends certainement rien à ce niveau. Il y a tout de même quelques tabous entourant les changements corporels. Autant les gens se permettent soudainement d’avoir une opinion sur notre apparence physique, autant il y a un malaise lorsqu’une femme enceinte se plaint de son corps. Nous devrions tous ressembler à un modèle en particulier, ni trop petite, ni trop grosse. Et là, je ne parle pas encore du corps post-partum et la pression d’effacer tout signe des intenses quarante dernières semaines, en un claquement de doigt. J’en parlerai lorsque je serai rendu à cette étape, aucun doute.
Je fais partie, je crois, des chanceuses. Dans le sens où, je n’ai pas pris trop de poids. Quoique ma prise de poids s’accélère depuis environ ma trentième semaine, je suis définitivement plus en courbes. Je n’ai pas (encore) de rétention d’eau. Je porte (encore) plusieurs de mes vêtements « normaux ». D’ailleurs, ne me parlez pas de mettre des jeans de grossesse. Quel vêtement inconfortable! Je porterai des robes et des jupes jusqu’en novembre, la bedaine bien libre! 😉
Je l’ai mentionné dans les articles précédents, je suis bien dans mon corps. Je suis consciente de ses « défauts », tout en étant reconnaissante de ce qu’il me permet d’accomplir. J’ai toujours trouvé ça beau, la grossesse. Le petit « glow », les pommettes plus saillantes, les rondeurs. Lorsque nous regardons notre propre corps, c’est plutôt facile de tomber dans le négativisme, le jugement. J’essaie alors de m’accorder la même douceur que j’ai dans le regard lorsque je vois une autre femme enceinte. Je vais être franche, il y a des moments où toute la confiance soigneusement bâtie frappe un mur. La détresse est bien présente, lourde, à s’y sentir engloutie, submergée. Une inondation d’émotions négatives, la haine du corps. Comme je ne m’en ennuyais pas. Il faut avoir confiance, cela passera. Je finis par retrouver la beauté, même dans ce que j’aime moins de moi-même. Il faut trouver le courage de s’aimer, tout au long du parcours. Incluant les moments de grands changements. J’espère pouvoir m’accorder la même douceur si ma prise de poids s’accélère encore plus. Si j’enfle de partout avant d’accoucher. Si je me retrouve avec des vergetures. Si mon corps post-partum n’est pas à la hauteur de mes « attentes ». C’est tout un travail sur soi!
Bref, les bas font partis, aussi, de l’expérience. C’est beaucoup de changements en si peu de temps. Alors… beaucoup de bienveillance et de douceur, autant en ce moment que dans les six dernières semaines de ma grossesse. Et après, évidemment! N’oublions jamais que le corps change énormément et que chaque grossesse est différente. Je n’ai pas pris de poids au début, j’en prends « beaucoup » maintenant, j’emmagasine. Et c’est correct comme ça. Je suis en santé, cocotte aussi et c’est l’essentiel. Pas le chiffre sur la balance.




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