L’obsession de la productivité, en temps de pandémie.


Je lis partout des commentaires de gens décrivant ce qu’ils souhaitent faire pendant le confinement. Apprendre une nouvelle langue, prendre un cours online, repeindre toute la maison, se remettre en forme etc. Soudainement, tout le monde fait du pain. Tout le monde est ambitieux.

Je suis entièrement d’accord avec l’idée de passer le temps, d’apprendre et d’être stimulé intellectuellement. Mais, la pression est déjà si grande en temps normal… Pour s’en mettre une supplémentaire, alors que les temps sont si lourds? Je dois avouer me sentir pas mal paresseuse quand je me compare à d’autres. J’ai eu une grosse vague de « je ne suis pas assez bien, puisque je suis moins productive que vous ».

Mais si on s’adaptait? Si on se donnait le temps? Parce que du temps, on en a! Et si on ralentissait? On ne sait pas combien de temps durera la crise. Encore plusieurs semaines, assurément. Et si on se concentrait sur notre bien-être? Pas en étant obsédé. C’est correct de ne pas faire votre méditation ou votre yoga quotidien, de ne pas faire tout votre grand ménage en l’espace d’une semaine.

Donnons-nous le temps. C’est comme si nous avions une idée précise de ce que nous devrions faire, devrions être. Des machines performantes. Et si nous arrêtions d’avoir ce sentiment d’échec quand nous ne sommes pas performants?

Certaines personnes vont ressentir l’anxiété pour la première fois de leur vie. Donnez-vous le temps d’apprivoiser cette anxiété. Soyez indulgents, bienveillants. Vous avez le droit d’être dépassés, submergés. Par contre, c’est correct aussi d’avoir de la gratitude puisque vous pouvez passer plus de temps avec vos enfants. C’est correct de pleurer, mais aussi de rire et d’être joyeux. Bref, il n’y a pas une seule façon d’être.

Nous sommes encore au début de cette crise… Alors allons-y tout doucement, à notre rythme. Évitons, le plus possible, de nous mettre une pression inutile.

À propos

Vanessa, 36 ans. Passionnée par la beauté et ce qui l’entoure.

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Une réponse à « L’obsession de la productivité, en temps de pandémie. »

  1. On a peur d´ârreter, de faire silence et de regarder à l´intérieur: des fois c´est la peur du vide, mais quand on ose regarder on y trouve Quelqu´un, et ‘oh suprise’, il nous connaît depuis toujours…

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