Ahh l’anxiété, elle nous tenaille. Elle nous terrorise, nous paralyse. Parfois insidieusement, subtilement. Parfois elle nous frappe en plein visage. J’écris cet article à la suite de celui-ci, publié l’an dernier. Vous faire un petit suivi, juste comme ça, en cette journée de #BellCause.

Je vais bien. Je vais mieux. Pour plein de raisons, mais parce que je suis bien entourée, bien enracinée, surtout. Quand la base est solide, c’est beaucoup plus facile de résister aux tempêtes. Sans oublier le fait de s’ouvrir, d’en parler. D’en pleurer comme d’en rire. Nous avons souvent le réflexe de tout conserver pour nous, et quelle erreur!

Je me suis lancée, pour de vrai, en photographie. Les gens me connaissant savent à quel point cela était une grande source d’anxiété, juste d’y penser.

« Je ne serai jamais assez bien. » « On ne voudra jamais de moi. »

Des phrases qui détruisent le peu de confiance, n’est-ce pas? Mais je l’ai fait, je me suis lancée, dans une bonne période, où la confiance était plus grande. Mais la confiance n’est pas magique, nous pouvons l’acquérir seulement en agissant. Une séance à la fois, avec des modèles et des clients fabuleux, j’ai construit cette confiance. Les proches peuvent aider aussi. D’ailleurs, ne sous-estimez jamais l’impact que vous pouvez avoir sur quelqu’un, particulièrement lorsqu’il est rempli d’insécurités. Un bon mot encourageant peu changer une journée entière, et plus encore. Maintenant, j’entreprends les projets avec sourire. Fébrile, mais pas anxieuse la majeure partie du temps.

Aujourd’hui, je veux faire un gros high five aux courageux ayant des troubles de santé mentale qui avancent. C’est tellement difficile. Un combat de tous les jours. Quand te lever le matin ou prendre ta douche est pénible, comment espérer avancer? Avancer, ça veut aussi dire demander de l’aide. Ça veut aussi dire, je ne peux pas y arriver seul. Un petit pas à la fois, sortir de la pénombre est possible. Je sais à quel point le combat est ardu, mais ce n’est pas une raison pour ne pas avoir de projets, de rêves. Puis les projets grandissent, en même temps que la confiance.

Puis à ceux qui sont présentement dans la pénombre, ne lâchez pas. Je sais que c’est difficile d’y croire, mais en s’entourant, en allant chercher l’aide nécessaire, rien n’est impossible. Il y a beaucoup de valorisation, présentement, autour du fait de ne pas prendre de médication. C’est dangereux puisque certaines personnes ont besoin de médicaments, point. Tant qu’il y aura une stigmatisation, nous n’avancerons pas.

Bref, je vais bien. Et si je peux aider ne serait-ce qu’une personne avec ce texte, je serai fière de l’avoir fait. Parlons santé mentale et pas seulement lors de cette journée #BellCause.

Et finalement… Merci à mon amoureux, mes amis, ma famille… Et mon docteur!

À propos

Vanessa, 36 ans. Passionnée par la beauté et ce qui l’entoure.

Articles Récents

Laisser un commentaire