En revenant, il y a souvent un « high ». Je veux raconter à tout le monde ce que j’ai vu, ce que j’ai mangé. Je veux montrer à tout le monde mon nouveau « tan », avant qu’il ne disparaisse. Sauf que. Rarement les gens partagent le même enthousiasme, et c’est normal. Parce qu’eux, ils sont dans leur quotidien, ils n’ont pas vu la même chose. Comment demander aux gens d’être sur un « high » de vacances, eux aussi?

Je reviens d’un endroit magnifique et puis bam, je me retrouve à faire le trajet Aéroport de Montréal-Granby. Ouf. Si ça tombe sur une journée grise d’automne/hiver, c’est encore mieux. Quoique si c’est une journée grise du printemps, il y a le restant de neige plus les nids de poule en prime. 😉

Le retour se fait avec l’esprit de voyage, celui qui est ouvert, qui veut vivre une tonne d’aventures, qui veut changer sa vie, même. Les intentions sont vraiment très bonnes, le but est de transposer le bonheur du voyage dans le quotidien. Être aussi heureux, aussi souriant. Mais, la valise ne se videra pas seule. Et la lessive ne se fera pas par magie. Il faudra aussi payer la carte de crédit suite au voyage. Ouch.

Pendant un court moment, tout semble terne. Le café est ordinaire. La bouffe aussi. Et que dire du paysage. Là-bas, c’était coloré, c’était magique. Ici, c’est fade. Le café français était meilleur, les pâtes italiennes aussi. Une minute tu marches sur la promenade des Anglais ou le long de Boca Catalina et soudainement, retour à la réalité, sur la rue Principale.

Mais la déprime passe. Puis, même si ce n’est pas nécessairement possible de transposer tout ce bonheur dans le quotidien, le voyage nous change quand même un peu. À chaque fois qu’on revient, on ramène un petit quelque chose. Peut-être pas autant qu’on le voudrait, mais assez, je pense. Bref, tout n’est pas si gris ici. Malgré tout, le retour à quelque chose de doux et beau; le sentiment de rentrer à la maison. L’architecture est peut-être moins belle et le soleil n’est pas celui de la Provence. Tout semble terne au début, mais les couleurs reviennent rapidement. Encore plus vives qu’auparavant.

Puis, on fini par repartir ailleurs… Et ça recommence! 😉

À propos

Vanessa, 36 ans. Passionnée par la beauté et ce qui l’entoure.

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