Dans les Loyautés, nous suivons quatre personnages, quatre voix. Hélène, professeur et enfant maltraité, qui s’inquiète à l’obsession de Théo, son élève. Celui-ci doit subir la garde partagée entre un père en pleine déchéance puis une mère aveuglée par la haine. Il y a aussi Mathis, lié d’une amitié loyale mais toxique avec Théo. Puis il y a la mère de Mathis, Cécile, qui réalise ne pas connaître l’homme avec qui elle partage sa vie.
L’écriture de Delphine de Vigan est fluide, claire et incisive. Malgré le court nombre de pages, le roman nous amène dans différentes émotions et souffrances, toujours avec beaucoup de justesse et d’intensité. On peut sentir une grande sensibilité, une empathie et même la sensation très instinctive de lire la douleur de chaque personnage. Des personnages touchants et authentiques, affligés de douleurs que nous connaissons tous.
L’auteure nous amène dans un monde où chaque humain tente de vivre, de survivre. Survivre à la douleur et à la violence, parfois invisible. Un livre d’une amère beauté.
« Ce livre s’appelle Les loyautés et pas Les solidarités parce que j’avais envie de traiter cette idée que la loyauté nous porte, nous construit, mais parfois nous empêche » – Delphine de Vigan




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